L'Allocution du Général GOURAUD (Nuit du 14 au 15 juillet 1928)

Cette belle nuit de juillet est bien la même nuit qu’il y a dix ans ; celle-là à peine troublée vers 21 heures par le coup de main historique du Mont-Sans-Nom. Je n’ai jamais eu d’impression plus profonde de la beauté du silence et du calme des campagnes de France que dans ces jours et ces nuits de la mi-juillet 1918 qui précédèrent la bataille. Les moissons étaient superbes, un clair soleil éclairait les bois et les plaines, les nuits étaient sereines. Mais si l’on mettait l’oreille contre terre, on distinguait du côté allemand une sorte de roulement lointain, le roulement de tous les chemins de fer à voie large ou à voie étroite, de tous les wagonnets et camions qui venaient accumuler derrière le front les hommes, canons, munitions et vivres nécessaires à une formidable offensive. De notre côté, c’était dans les tranchées une activité silencieuse pour prendre le dispositif d’alerte, c’est-à-dire pour reporter, en application de la tactique du Général Pétain, le gros de l’Armée sur la position de résistance choisie à 3 kilomètres en arrière, hors de portée du gros de l’artillerie et des minenwerfer, et pour occuper les postes avancés qui formaient devant cette position un échiquier de petits fortins croisant leurs feux.

La vie d'un paysan du sud des Ardennes

Notre compagnie embarquait en camion avec les pièces d'artillerie et les munitions, les voiturettes devant partir à pieds. Nous étions à ce moment là en avril 1917, de là nous nous sommes rendus aux Abris Roques secteur de Suippes. La compagnie était sur les Monts dans le secteur de Saint Souplet, Aubérive et toutes les nuits on allait les ravitailler avec des plates formes sur voies de soixante. Les boches nous mitraillaient en tir indirect mais précis. Une fois LANGUILLAT a eu son cheval qui a eu les naseaux traversés. C'était un sale coin, la locomotive conduisait les plates formes jusqu'à la ferme de Wacques et nous on les prenaient avec six chevaux jusqu'aux tranchées...

L'illustration

Une pensée de Pontfaverger

 

Les batailles de Champagne

 

Bienne Gisèle

La ferme de Navarin

Gallimard

9782070785636

2008

 

Jolyot Michel

Bienne Gisèle

Traces de la guerre 14-18 dans la Marne

Jolyot Michel

9782953774559

2013

 

Marby Jean-Pierre

Le front de Champagne

1914-1918. De Reims à l’Argonne

Editions Sutton

9782813805324

2012

 

Laisné Jacqueline

Fusillés pour l’exemple

Les caporaux de Souain, le 17 Mars 1915

Editions Sutton

9782842538026

2002

 

Cochet François (Directeur de publication)

1917, des monts de Champagne à Verdun : actes du colloque tenu à Mourmelon le 24 mai et à

Verdun le 25 Mai 2007

14-18 éditions

9782916385167

2008

 

Bernard Gilles

Lachaux Gérard

Batailles de Champagne, 1914 – 1915

 

Histoire et collections

9782352500636

2008

 

Carmusso Dominique

Cent jours au front en 1915 : un sapeur de Quercy dans les tranchées de Champagne

L’Harmattan

9782296554726

2011

 

Cimetières militaires et monuments aux morts de la Grande Guerre : Marne

Editions Dominique Guéniot

9782878252712

2005

 

Les champs de bataille, la Marne et la Champagne

Michelin

9782067173613

2011

 

Thers Alexandre

La seconde bataille de Champagne : rompre le front à tout prix : 25 Septembre – 1er

Novembre 1915

Histoire et Collections

9782913903661

2002

 

Le Goffic Charles

La Marne en feu

Ed Le Livre d’Histoire

Réimpression de 1916

2012

 

Nicol Charles

Pontfaverger et les communes environnantes

Ed Le Livre d’Histoire

Réimpression de 1895

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L’Abbé Péchenart L.

Sillery et ses seigneurs

Ed Le Livre d’Histoire

Réimpression de 1893

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Denis Auguste

Histoire de Suippes

Ed Le Livre d’Histoire

Réimpression de 1873

1989

 

Barthélémy

Verzy et ses environs

Ed Le Livre d’Histoire

Réimpression de 1867

1989

 

Bouxin Marc

Le fort de la Pompelle et la ceinture fortifiée de Reims

Editions Dominique Guéniot

9782878254471

2010

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