Cernay-les-Reims

 

 

 

 

 

Monuments remarquables :

Eglise Saint-Martin du XIIème siècle

Statue « Vierge à l’enfant » (copie dont l’original se trouve au musée des cloîtres de New York)

Bâtiment communal (mairie) de 1881

Salle des fêtes et monuments aux morts des années 1930

 

800 habitants après la révolution française de 1789 (dernier chiffre recensé connu)

Terroir en 1836 : 1 687 hectares 70 ares

L’histoire du village, dénommé Sarnacum dans les premiers écrits retrouvés du XIIème siècle, puis Sarnay jusqu’en 1700, est étroitement liée à celle de la ville toute proche de Reims. La longue période de l’occupation romaine lui a été particulièrement favorable : les produits agricoles de Cernay trouvaient un débouché facile à Reims, ville romaine importante.

Village très prospère jusqu’au XIIIème siècle, où la population atteint alors 1400 habitants, les siècles suivants furent agités par de nombreuses guerres. Le village connût alors à chaque conflit prélèvements et pillage de nourriture, de vins, de chevaux et fût souvent dévasté par les armées assiégeant la ville de Reims.

Durant ces guerres successives, le village, sans fossé ni muraille pour se protéger, fût alors souvent surnommé Cernay-le-Nu.

 

Cernay dévasté :

Arrivées à Cernay le 3 septembre 1914, les troupes allemandes refoulées de Reims se mettent à creuser des tranchées. Dix jours après, le canon français tonne sur Cernay.

Le 23 septembre 1914, tous les habitants sont enfermés dans deux maisons du village puis les allemands mettent le feu à la rue Thiers. Le prétexte est que les maisons de cette rue abritaient des pigeons voyageurs.

Dans la soirée du 24 septembre, la mairie brûle.

Le 25 septembre tous les hommes sont regroupés en pleine nuit et dirigés vers les Ardennes. Seules les femmes et les enfants (environ 35 personnes) restent au village à la portée des canons français. Les habitants seront finalement évacués le 18 mars 1917, sauf 10 personnes qui doivent rester.

Le 8 janvier 1915, les allemands font descendre les femmes dans les caves et font sauter le clocher de l’église. Les cloches, tombées sans dommage sur les décombres, y restèrent jusqu’au 26 mai 1916, date à laquelle l’ennemi les emporta.

C’est en 1917 que la disparition de la statue « la vierge et l’enfant » fût constatée ; elle aurait été emmenée par un allemand pour la sauver de la destruction. On en retrouve plus tard la trace à Nuremberg, puis en Amérique, où elle finit par être offerte au musée de New-York.

Au total 210 maisons sont détruites par la guerre. Sur 600 habitants environ que comptait le village au début des hostilités, près de 100 sont décédés par fait de guerre.

Au recensement de 1921, il n’y avait plus que 292 habitants dans la commune.

Cernay-les-Reims est une des localités de France qui ont connu le plus près et le plus longtemps les horreurs des combats puisque c’est à quelques centaines de mètres seulement du village que s’affrontèrent durant quatre ans les armées françaises et allemandes dont les tranchées étaient aux portes du village.

 

La renaissance de Cernay-les-Reims

Après la guerre, lors de la période de reconstruction du village, le calvaire, alors situé dans le village sera reconstitué à l’entrée du cimetière communal en 1927.

En septembre 1929, les Beaux Arts rendent à l’église une partie de la nef après avoir muré le transept et le chœur. Il faudra attendre 1957 pour que l’église soir entièrement restaurée.

Le clocher, muet pendant 40 ans, retrouva de nouvelles cloches en 1958, grâce à une souscription qui déclencha un grand élan de générosité.

 

Un projet de monuments aux morts de la guerre sera voté en conseil municipal en 1931 et inauguré en 1932.

 
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