Dans la nuit du 14 au 15 juillet 1918, à 23h30, la population parisienne était brusquement tirée du sommeil par un bruit sourd et continu venant de la direction de l’est et les noctambules qui erraient à cette heure à Montmartre ou sur le Pont-Neuf pouvaient voir dans la même direction une succession ininterrompue de lueurs pareilles aux éclairs d’une nuit orageuse d’été.

 

Sans la moindre hésitation, la même pensée étreignit aussitôt tous les cœurs : l’attaque, l’attaque allemande annoncée par la presse depuis plus de quinze jours sans pouvoir discerner la région où elle se produirait, l’attaque succédant à celles du 21 mars et du 27 mai et que nos échecs devant Amiens et sur le Chemin des Dames faisaient redouter.

C’était en effet l’attaque allemande qui se déclenchait en Champagne, conformément au plan de la Direction suprême prévu pour 1918, l’avant dernière attaque qui dans l’esprit du Haut Commandement allemand, devait donner la victoire , et permettre d’imposer la paix allemande aux Alliés.

Depuis la reprise des opérations du printemps jusqu’à cette date du 15 juillet, les adversaires avaient exécuté rigoureusement les plans de campagne établis en décembre 1917 pour l’année 1918 : défensive d’un côté, offensive de l’autre.

 

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